lundi 2 juin 2014

Retour en France




Nous sommes repassés en territoire français, mes destinations préférées depuis le début du voyage.  A mon avis tout est plus beau et plus agréable dans ces lieux.  Les maisons sont peintes de couleurs plus vives, les barques mieux entretenues, l'approvisionnement (solide et liquide) est plus facile... Et c'est le royaume du ti-punch.
De Antigua nous sommes arrivés à Deshaies, un charmant village pas trop touristique, où les pêcheurs continuent à utiliser les méthodes traditionnelles. Différence notable avec l'an dernier, il y a un magnifique signal internet non sécurisé.  C'est vraiment rare dans les territoires français.  Ils ne sont pas vraiment portés sur la chose.


Le resto qui générait internet.  En plus on y mange fort bien

tout un cactus

Jolie Julie, Marie Claire et Michel se reposent à Roseau
après une grosse journée de navigation




  Nous sommes un peu plus tard que l'an dernier alors il y a un peu moins de bateaux. Mais il y en a quand même assez pour que Claude ait été obligé d'aller chercher un beau gros cata qui avait décidé de quitter son mouillage.  C'était un bateau de location.  Ils ne sont pas équipés avec les meilleures ancres.  À Deshaies nous sommes également témoins par le biais de notre VHF du naufrage d'un catamaran.  En même temps un Gemini, est porté disparu.  On le retrouvera heureusement, mais de plus en plus je me rends compte qu'il y a quand même pas mal d'accidents.  L'an dernier Grain de Soleil disparu en mer.  Cette année Tao qui a coulé et dont les passagers ont pu être sauvés par la garde côtière.  Et Cheeki Rafiki,  qu'on a retrouvé quille arrachée, renversé.  Les quatre marins sont disparus.  Des événements qui font réfléchir
  Nous suivons pas mal le même trajet que l'an dernier alors nous sommes passés de Deshaies aux Saintes.  Troisième séjour aux Saintes et c'est toujours le même plaisir.  Néanmoins l'ancrage est un peu rouleur et le sommeil est un peu plus difficile a trouver.
Des Saintes nous passons à St Pierre en Martinique.  Nous étions arrêtés l'an dernier mais nous n'avions pas vraiment visité.  Cette fois ci nous nous rendrons chez Depaz une rhumerie, un magnifique domaine. Nous en profitons pour faire quelques réserve de rhum car nous n'en trouverons plus dans les îles anglaises.

Un ficus, planté en 1960... Il est plus jeune que moi

 La ville est ravissante.  On retrouve une multitude de ruines de l'ancienne ville détruite en 1902 par l'éruption du volcan qui a tuée toute la population à l'exception d'un individu qui était au cachot.  D'ailleurs la date anniversaire de cette éruption est maintenant un congé férié en Martinique.  
Un petit tour à Fort de France, puis nous traversons à Ste Anne, un joli village près du Marin où nous n'étions jamais arrêtés. 
L'église de Ste Anne


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Puis c'est le Marin où nous complétons l'approvisionnement.  C'est vraiment étrange de voir comment les îles françaises et anglaises sont différentes.  Elles ne sont pourtant pas tellement éloignées les unes des autres.  Le ti punch qu'on trouve partout en territoire français disparaît totalement en territoire anglais.  Les produits en épicerie ne sont plus du tout les mêmes.  C'est pourquoi comme nous étions avertis cette fois ci nous avons fait de bonnes réserves.
Il est petit notre Gulliver

   Finalement nous quittons à nouveau le territoire français et continuons notre descente vers Trinidad où nous avons prévu de sortir le bateau de l'eau.  Ce pauvre Gulliver a vraiment besoin d'une grande toilette.  Nous devrons également faire plusieurs travaux qui ne se font qu'en dehors de l'eau.  Et nous en profiterons pour aller faire un tour au Québec.

dimanche 20 avril 2014

Antigua et Barbuda

dernier 5 à 7 à St Martin



Nous sommes à Antigua depuis une semaine.  En traversant depuis Névis j'avais été frappée par la couleur de l'eau, une couleur que je n'avais pas vue depuis la traversée du Gulf Stream.  En arrivant, je m'attendais à une eau cristalline genre Bahamas.. Quelle déception. À Jolly Harbour, la baie où nous sommes arrivés l'eau est blanche... vraiment blanche... Je me demande comment font les pélicans que je vois plonger... Ils doivent avoir un radar parce qu'on ne voit rien .
Mais il parait que ce n'est comme ça que dans Jolly et dans Hermitage la baie contiguë. 
J'ai écouté mes élections sur le bateau.  Étrange soirée.  Devant mon ordinateur dont l'écran se rechargeait aux dix secondes, j'ai assisté dans un silence total à la débâcle des péquistes et à la victoire des libéraux.  Nous sommes vraiment de drôles de bibittes.

Nous sommes à Jolly Harbour et un dinghy vient nous voir... C'est Ghislain de Myriam ! Wow... Myriam c'est une famille, deux adultes, deux enfants, Ghislain, Annie, Guillaume et Olivier qui sont partis il y a cinq ans et qui, sans trop d'expérience, on traversé les Bahamas, les Antilles, le canal de Panama, le Pacifique, l'océan Indien etc.... Ils sont partis à la recherche moins de paysages que des gens et ont vécu un voyage extraordinaire, qu'ils nous ont fait partager lors d'un 5 à 7 sur Jolie Julie
Départ pour Barbuda... On devait avoir un vent de travers et évidemment on l'a dans le nez.  Ca fait une traversée assez inconfortable mais on prend quand même une bonite et un cero.  La bonite est un poisson méprisé des pêcheurs mais qui bien nettoyée n'a rien a envier aux autres variétés de thon.  Quand au cero, c'est délicieux.

Barbuda c'est magnifique.  L'eau est claire et la plage de plusieurs kilomètres de long absolument splendide.

 Les habitants de l'île, environ 1500 personnes en sont collectivement propriétaires.  Il n'y a pas de propriété privée.  Et la population entend la garder en l'état.  Pas de développement à outrance.  Il y a deux ou trois petits hôtels.  La pêche est réservée aux locaux.  Vous pouvez pêcher mais uniquement si vous êtes dans le bateau d'un local.  


 Je trouve que c'est un endroit où il doit faire bon de vivre. Sous le bateau, nous avons toute une armada de poissons, du petit jusqu'à trois rémoras de bonne taille, qui se délectent de nos restes de tables. Promenades sur la plage, parties de pétanque et de ballon chasseur, feu de camp... toutes activités organisées par Ghislain de Myriam....

Nous revenons à Antigua au bout de quelques jours et devinez quoi... Nous avons le vent dans le nez... enfin presque.  Encore une fois traversée assez inconfortable mais on est récompensé par un thon noir de 5 livres et un cero de 4.  Le congélateur est plein.  

Nous allons nous installer à Green Island, où des bouées d'amarrages sont à la disposition des plaisanciers.  L'endroit est vraiment paradisiaque.  Mais en regardant notre météo, nous nous apercevons que le vent va tourner au sud d'ici quelques jours, ce qui nous empêchera de traverser vers la Guadeloupe.  Nous avions décidé de partir vers la Guadeloupe, mais nous devrons prolonger notre séjour à Antigua.  Ça nous donne l'occasion de visiter davantage Antigua que nous n'avions jamais vue.  



Nous sommes donc allés à English harbour où nous avons assisté au départ de la régate des bateaux classiques. Nous étions accompagnés de Jolie Julie, soit Michel, Marie Claire, leur fils Frédéric et une amie Geneviève.
 Remarquez comme je suis attentive à mes compagnons


vendredi 21 mars 2014

St Martin suite et fin

Déjà presque cinq mois que nous sommes à St Martin... On est jamais resté aussi longtemps quelque part.  Mais il faut dire que c'est un lieu idéal pour recevoir de la visite... Les billets ne sont pas chers et on a à proximité plusieurs escales agréables.  Et entre les visite, on travaille sur le bateau.  Ainsi nous nous sommes aperçus que nos tuyaux d'alimentation pour le refroidissement du frigo et pour l'alimentation du déssalinateur étaient pleins de bernacles, le cancer du navigateur.  Comment ces bestioles ont elles fait pour se loger là alors que les tuyaux sont protégés par des grilles ? Facile... elles sont entrées quand elles étaient microscopiques et une fois installées se sont développées....C'est fort la vie. 
Et nous avons installé un système d'alarme.  Les voleurs semblent nous aimer particulièrement.  Hier c'est notre réservoir d'essence du dinghy qu'ils sont venus chercher, alors que notre embarcation était juchée sous l'arche et que le cockpit était éclairé. 
C'est particulièrement facile ici de faire toutes les réparations.  Il y a de nombreux magasins d'accastillage, et de la main d'oeuvre en abondance... On trouve tout ce qu'on veut et plus encore. 
Mais l'heure est venue de quitter St Martin.  Notre dernière visite a quitté depuis une semaine.  Ma soeur, Michel son photographe verbicruciste de conjoint (d'ailleurs responsable de toutes les photos du blogue cette fois-ci),

 Isabelle, la cousine de Claude et sa conjointe, Francine ont passé une semaine sur le bateau.  Ils ont eu un temps paradisiaque.  Et Dieu sait que depuis la mi novembre ce n'est pas vraiment ça que nous avons eu sur St Martin.  En effet, de la fin novembre au début mars, il a plu tous les jours et les vents de noël viennent tout juste de se terminer.  
Evidemment comme tout n'est pas parfait, nous n'avons pas eu tout à fait assez de vent.... Nous avons plutôt voyagé à moteur.  Mais la température a été parfaite.  Nous sommes d'abord passés à Grand Case,



 puis nous sommes allés à Tintamarre, où les tortues pullulent

  Nous y sommes demeurés deux jours et nos invités y ont fait une plongée mémorable.  Michel nous a fait un petit vidéo avec sa Gopro, et vous comprendrez en voyant la fin du film qu'ils ont eu une petite frayeur rétrospective. 


Saint-Martin - Ile Tintamarre from Hannequart Michel on Vimeo.






Nous avons ensuite traversé à l'Ilet Pinel, où nous avons dégusté des langoustes miniatures brésiliennes,  les pieds dans le sable, alors que les petits oiseaux venaient se poser sur nos verres... C'est quelquefois dur la vie de navigateur. 






Toute bonne chose ayant une fin nous sommes revenus dans le lagon et avons fini le séjour par une visite au Marigot.
 







Maintenant les visites sont terminées et  nous avons rempli le congélateur, grâce à Steve, notre boucher de St Jerome installé à St Martin (boucherie le Grillardin) .  Nous attendons maintenant notre fenêtre météo... Nous voulons aller visiter Barbuda, que nous n'avons jamais vu avant de traverser en Guadeloupe, Je vais essayer de mettre le blogue plus souvent à jour, maintenant que j'aurai des choses à raconter

mercredi 5 février 2014

St Martin encore


Je sais... je n'écris pas souvent.   Mais nous nous sommes installés dans une routine et je n'avais pas grand chose à dire.  Antoine est venu nous voir à St Martin, et il a été vraiment chanceux.  Pendant presque tout son séjour il a fait vraiment beau.  Dès son départ, le temps s'est gâté et on a eu droit à ce qu'on appelle les Chrismast winds qui ont été vraiment soutenus pendant tout le mois de décembre.  Et la température n'a pas l'air de se rendre compte que la saison des pluies est censée être terminée.  Il pleut tous les jours et nous avons même eu des journées entières de pluie soutenue. 
Nous nous sommes vraiment encroûtés à St Martin.  Petits déjeuners aux fromages et pâtés, vins et alcools  abordables, et petits punchs en fin de journée à la crêperie de Sam.  Les bateaux québécois ont commencé à arriver et les cinq à sept ont recommencé. 

Nous avons fait quelques travaux sur le bateau, changé le régulateur de l'alternateur, brisé le détecteur de propane, et finalement un mois et demie avait passé sans que nous ayons levé l'ancre une seule fois.  
Je suis venue faire une visite d'une semaine à  Montréal où j'ai eu droit à toute la panoplie hivernale, froids de moins trente et tempête de neige.
Nous attendions la visite de la soeur de Claude, Kathou et sa compagne Louiselle.  Elles sont arrivées début janvier.  Et le vent était encore si présent que nous avons retardé le départ. 


 Mais finalement nous avons levé l'ancre et sommes partis pour Anguilla.   Entre les deux îles Kathou a réussi l'exploit de prendre un vivaneau a queue jaune.  Nous n'avions rien pris depuis Trinidad et Tobago... et ce n'est pas faute d'avoir essayé.  


Nous avons fait le tour de l'île qui ressemble aux Bahamas.  Même végétation rabougrie, eau turquoise.   J'ai trouvé dans une épicerie le fameux beurre en conserve de la Nouvelle Zélande.  Depuis que nous avons commencé premier voyage dans le sud que j'en entendais parler sans jamais le voir....Je commençais à croire que c'était une légende urbaine.




De Anguilla, nous sommes passés à Tintamarre, après une traversée marquée par les grains qui se succédaient.   Kathou avait mis ses lignes à l'eau et évidemment, ça a mordu pendant qu'on essayait de réduire le génois dans un vent de plus de trente noeuds.   Grâce à Dieu, le poisson s'est décroché 

Louiselle répare le filet mis a mal par un barracuda

  Tintamarre étant dans la réserve de St Martin, en principe on ne doit pas se mettre à l'ancre... Mais quand nous sommes arrivés, toutes les bouées où en principe on doit s'accrocher étaient disparues.   


Nos visiteuses ont pu admirer les tortues et faire le tour de l'île.  


Nous sommes ensuite passés à Fourchu et de là à St Barth.   Nous devions partir pour Nevis mais notre frigo a arrêté de fonctionner.  Nous sommes donc revenus en catastrophe à St Martin où nous avons pu faire réparer la chose.   Il est bien difficile de se passer d'un frigo dans le sud... imaginez... pas de glace pour le ti punch.

approvisionnement à St Barth avant que le frigo ne lâche

Une fois la réparation faite, nous sommes partis pour St Eustache ( Statia) Nous étions passés devant cette île en revenant de Grenade.  Les abords de l'île sont assez moches.. Il y a de gros cargos ancrés un peu partout, et un  immense quai... Nous avions donc décidé de ne pas nous arrêter.  Or c'est parait il une des plus belles destination pour la plongée dans les Caraïbes.  Il y a des sentiers de randonnée bien entretenus.  


Le village est ravissant et les habitants de l'île sont aussi accueillants que Terre de bas, aux Saintes qui détenait jusqu'à maintenant le prix de la plus grande gentillesse.
Kathou et Louiselle ont fait la piste qui menait jusqu'au cratère de l'ancien volcan, puis se sont rendues à pied au jardin botanique , qui se trouvait à deux heures de marche.  Au retour elle ont eu la chance d'être recueillies par une gentille dame qui est venue les reconduire au village, leur sauvant ainsi un autre deux heures de marche.

Finalement nous sommes partis pour Nevis.  Kathou et Louiselle y ont séjourné à plusieurs reprises et y ont des amis .  Grâce à Gervaise, à Hope et à Norma,
dîner au Golden Rock, où les jardins sont sompteux
ù
Les bains chauds de Névis

 nous avons été invités à dîner, nous avons pu faire un magnifique tour de l'île et expérimenter le drink local , le killer bees. 
Claude, Hope, Norma, moi, kathou et Louiselle... C'est Gervaise qui prend la photo

 Et pour bien faire pendant que nous retournions à St Eustache Kathou a attrapé un beau thon de dix livres.  


Le produit fini 
Et c'était la fin du voyage...Nous sommes revenus à St Martin pour que les voyageuses puissent prendre leur avion et retourner dans le froid québécois.