lundi 21 mars 2011

Hope Town, Treasure cay et retour aux USA

Après Marsh Harbour nous sommes allés à Hope Town.  Ce village a été fondé en 1785 par un groupe de loyalistes anglais, qui y ont trouvé refuge après la révolution américaine. Nous devions y rester deux jours et finalement nous y avons passé près d'une semaine. Le petit port est parfaitement abrité.  C'est une jolie petite île, où encore une fois on circule surtout en voiturette de golf, où il y  a de magnifiques plages sur la mer
 En arrivant, que voyons nous ? Un Lagoon 37.

 Depuis le début de notre voyage nous espérions faire une semblable rencontre.  Il faut dire qu'il y a environ 45 exemplaires de ce bateau au monde.  Ce n'est quand même pas énorme.  Alors nous sommes tout de suite allé voir le Jillie Q.  Ses propriétaires nous apprennent alors qu'il y en a un deuxième, juste en avant de nous que nous n'avions pas vu encore. Nous avons donc fait un 5 à 7 de Lagoon 37, posé de multiples questions, pris bien des photos.
À Hopetown subsiste un des derniers phares manuels alimenté au kérosène au monde. Construit en 1863 il est toujours en service.  C'est évidemment un des attraits touristiques de la région
Après avoir monté les 120 marches on a accès à une vue à 360 degrés

Après une semaine passée à flâner dans cette île un peu hors du temps comme en témoignent les heures d'ouverture de la banque,


 nous sommes repartis pour Marsh Harbour, histoire de faire quelques provisions et puis nous nous sommes rendus à Treasure Cay, où il y a une des dix plus belles plages au monde selon le National Geographic.



Nous avons ensuite poursuivi notre route vers le nord, nous arrêtant à Baker bay où nous avons fait une bonne pêche

Et le lendemain, comme une bonne fenêtre météo s'annonçait, nous avons décidé de faire la traversée en compagnie de Liberty, le bateau australien avec qui nous voyageons depuis quelque temps.  Nous irons finalement à Jacksonville, ce qui représente une cinquantaine d'heures de navigation, qui seront sans histoire, bien que la météo se soit avérée quelque peu différente de ce qui était annoncé.
Quel choc en arrivant à Jacksonville ! Nous quittons les Bahamas où on entend surtout le coq chanter pour un endroit constamment survolé par les hélicoptères de l'armée

Nous irons finalement nous amarrer à the Landing, en plein centre ville à un quai flottant où théoriquement nous ne pouvons passer la nuit mais où nous sommes depuis maintenant cinq jours.


Nous avons réglé la question des douanes, et avons profité du retour à la civilisation.  Si jamais vous passez par là ne manquez pas le brunch dominical de la River city brewing company, un complexe alliant marina, restaurant et brasserie.  Ça vaut le détour!
Nous repartons bientôt vers le nord, sans aller trop vite puisque nous ne pouvons passer les écluses avant le premier mai



dimanche 27 février 2011

Eleuthera-Abacos

De Governor Harbour nous avons continué à remonter l'île d'Eleuthera, en compagnie de Liberty, le bateau de Bev et de Greg, un couple australien que nous avons rencontré à Cat Island. L'île est vraiment longue et étroite

Mais  finalement il on y trouve plusieurs abris. J'ai déjà parlé de Harbour Island et de Governor Harbour.  Il y a ensuite Harchet bay , dont la devise est le port le plus sécuritaire du pays,
qui a été créé artificiellement en faisant une ouverture dans la barrière de corail.
L'ouverture est assez large pour laisser passer le mail boat mais quand on s'y engage pour la première fois on est un peu inquiet
Il y a ensuite Spanish Wells, un magnifique village de pêcheurs, habité essentiellement par des blancs et où la vente d'alcool est interdite.  C'est un peu hypocrite puisque il suffit de traverser un bras de mer pour trouver un liquor store bien approvisionné.  Nous y sommes resté le temps que la météo nous permette de traverser aux Abacos, une sortie en mer d'une soixantaine de milles nautiques.

En arrivant on a trouvé ce poisson volant sur le pont

Les Abacos, tout comme Eleuthera, sont davantage américanisés que les Exumas.  L'eau y est moins bleue, on y a davantage de services.
Notre première escale a été Little Harbour.  C'est à cet endroit qu'il y a cinquante ans s'est installé Randolph Johnson un sculpteur canadien.  Son fils a continué l'oeuvre de son père et on continue à la fonderie à couler des sculptures en bronze.
 
Nous avons pu assister à une coulée.


Sur le site on trouve également une galerie et un pub, où on mange très bien. Le menu est élaboré en fonction des prises de la journée de Pete, le fils Johnson  Nous avons pu nous initier au Hog fish, de la rascasse si je ne me trompe pas. C'est vraiment excellent.  Le poisson des Bahamas va grandement nous manquer au retour
Maintenant nous sommes installés à Marsh Harbour, la troisième plus grande ville des Bahamas, après Nassau et Freeport.  Nous y resterons quelques jours avant de repartir. Nous sommes arrivés juste à temps pour le Junkanoo On l'appelle ainsi à cause de John Canoe, chef africain au nom anglais. Au départ esclave, il se plaisait à imiter les colons britanniques avec des personnages en papier mâché.  Je croyais que cette fête avait lieu pour Noël, mais visiblement selon les localisations les dates varient. Des danseurs costumés défilent dans les rues en chorégraphies accompagnées de sifflet, de cloches et  de tambour.  Les costumes sont vraiment très élaborés  .
Nous avons finalement assisté au Junkanoo des enfants, en compagnie de Francine et Serge du Miralo et de Greg et Bev du Liberty
Chaque école choisit un thème qui orientera les déguisements.  Les jeunes défilent et il y a un concours qui détermine la meilleure équipe.



Nous resterons encore quelques jours à Marsh Harbour avant de continuer à visiter les Abacos.  Mais le temps commence à nous être compté. nous devrons bientôt commencer à penser à remonter vers le nord

lundi 14 février 2011

Rock sound, Eleuthera

À Cat Island, nous vivons très doucement. Le soleil se couche en même temps que la lune se lève.



   Claude a raffiné sa technique de pêche à la langouste, et à découvert le crabe.  Nous avons pu y goûter pour la première fois et c'est ma foi fort bon...bien meilleur que le petit crabe bleu de la Cheasepeake.

Après quelques jours à Cat Island, nous sommes passés à Éleuthera, après une nuit à Little San Salvador. Cette île sert de terrain de jeux  à une compagnie de bateaux de croisière.  Mais nous ne sommes pas chanceux, chaque fois que nous visitons ce genre de base, où on retrouve une plage de rêve, des jet skis, des petits bateaux à voile, tout ce que le plaisancier peut désirer, ils sont déserts.  Nous ne pouvons donc pas nous faufiler dans la foule pour profiter d'un lunch gratuit...


Comme la météo nous annonçait un front froid, nous sommes venus nous réfugier à Rock sound, une baie offrant une assez bonne protection.  Nous avions mis deux lignes à l'eau, espérant bien améliorer notre quotidien.  En arrivant à notre ancrage, ce sont deux dorades de bonne taille que nous avons attrapées.  Mais comme nous n'avons pas de congélateur, c'était largement trop pour nous.  Une fois les filets levés, nous avions plus de 10 livres de poisson.  Alors nous avons joué au père Noël et sommes allé faire des cadeaux aux bateaux qui nous entouraient.





En quittant les Exumas nous avons retrouvé les oiseaux.  Dans les Bahamas, il n'y a pratiquement pas d'oiseaux, à l'exception du coq, qui est une espèce commune bruyante et en bonne santé.  Les coqs bahamiens commencent à chanter aux environs de 3 heures du matin et finissent vers minuit.  Et il y en a dans tous les villages.  Pensez y bien quand vous réintroduirez la poule en milieu urbain. Mais ici dans les îles extérieures, il y a quand même une population d'oiseaux de mer et nous avons retrouvé les chants.
Nous sommes allés visiter le village de Rock sound.  En route nous sommes tombés sur ce commerce. Celle-là elle est pour toi Stéphane
Nous sommes ensuite allés à l'Ocean hole, une nappe d'eau située en plein coeur du village et qui est relié à l'Océan.  Elle contient d'ailleurs une population dense de poissons et de tortues.

                       Cherchez bien, je suis cachée quelque part.  J'aime toujours autant poser!

Et finalement, si vous passez par ici, allez manger chez Sammy's.   On y sert le meilleur conch chowder des Bahamas. C'est le pasteur du village qui est venu nous y conduire.  Il attendait son rendez vous avec sa fiancée, l'institutrice, avec un beau bouquet de fleurs.  Nous sommes  le 14 février! 

samedi 5 février 2011

Cat island

Après un séjour dans les Exumas, où nous avons pris une dorade.  Ces poissons sont faciles à reconnaitre.  Près du bateau ils sont d'un jaune chatoyant, à tel point que la première fois on croit avoir attrapé quelque chose de hautement toxique.  Mais la belle couleur s'estompe rapidement...

 Nous sommes revenus à Georgetown, pour s'approvisionner, et également pour réparer notre moteur de dinghy qui faisait des siennes.  Un mot sur le dinghy... Nous pensions que notre zodiac 10 pieds et notre mercury cinq forces seraient suffisants pour les Bahamas.... Hé bien non... Le zodiac dans la vague c'est l'enfer et le cinq forces , c'est nettement trop petit, le moindrement qu'on veut pêcher un peu. Les Bahamas c'est un banc de sable, sans poisson ni oiseaux. Pour les oiseaux je n'ai pas vraiment d'explication à part peut être le manque d'eau.  Pour les poissons, il y a les étoiles de mer, les conches et quelques raies qui se tiennent dans le sable (d'ailleurs nous avons vu des raies d'une dimmension impressionnante faire des flips à la surface de l'eau).



  Pour pêcher il faut se rendre aux massifs de corail. C'est là que se tiennent langoustes et poissons, et ce n'est pas toujours à côté de l'ancrage.









 Alors nous avons ajouté un moteur et un dinghy à la très longue liste que nous avons compilée pour notre prochain voyage. 
Pour le moteur, nous avons eu l'aide de Guy de Gusto del mar et de Réjean de l'Interrompu.  Tout le monde est vraiment gentil, les québécois s'aident mutuellement.  Georgetown est une drôle de communauté où il est facile de rester accroché.  Après quelques mois en navigation, seuls sur nos bateaux, nous arrivons dans un endroit protégé, approvisionné.  Alors ils sont nombreux à s'arrêter pour plusieurs jours, quelquefois plusieurs semaines.  Tout est organisé pour le navigateur, du dinghy dock où on trouve un robinet pour l'approvisionnement en eau, au container à déchets.  Pas possibilité de descendre en ville sans rencontrer des connaissances.  Il y a une organisation locale qui donne la météo, des plages où prendre une Kalik avec les autres navigateurs

Mais nous avons fini par partir pour Cat Island.  Nous serions bien allé à Long Island d'abord, mais le vent n'était pas favorable.  Alors nous sommes arrivés ici, un peu par hasard.  Je dois dire que c'est un de mes coups de coeur.  L'ile est magnifique, les plages sont propres, et les gens sont vraiment vraiment gentils.  Nous sommes allés à l'Ermitage du père Jérome, une des visites obligées. Le père Jérome, de son vrai nom John Cecil Hawes, est un architecte doublé d'un pasteur anglican.  Il a édifié un ermitage en 1937, sur le plus haut sommet des Bahamas.



 En chemin nous avons vu un beau potager, plein de tomates, de choux et de maïs.  Imaginez un potager en plein champ.  Personne ne vient piller... C'est vraiment un autre monde. Nous sommes arrêtés au poste de police pour savoir où nous pouvions acheter de ces légumes.  La jeune policière c'est démenée pour nous trouver le renseignement, pour nous trouver un pouce pour nous rendre.  Au retour nous avons encore été ramassés par une américaine établie ici depuis plusieurs années.  À l'arrivée la policière nous a annoncé que elle nous avait trouvé un pusher de poisson.  Le gars est arrivé avec un énorme sac de filets de wahoo et d'un autre sac contenant du grouper.  Alors nous pensons rester quelques jours ici, avant de repartir pour d'autres destinations

mercredi 26 janvier 2011

Retour à la normale

Pendant les vacances des enfants nos expéditions de pêches ont été plus ou moins fructueuses.  Les seuls poissons que nous avons attrapé en laissant traîner la ligne ont été des barracudas, engeance maudite que nous ne pouvons pas manger à cause de la ciguatera, qui pullulent aux Bahamas, et qui ont une rangée de dents à faire frémir.
  Nous nous sommes fait voler presque tous les leurres que nous avons achetés à prix d’or par ces prédateurs.  Nous avons donc décidé que ça devait changer et Claude s’est mis activement à la pêche.  Et pour la langouste il a réussi à renverser la vapeur et nous avons maintenant plusieurs prises à notre actif. La dernière fois qu’il est allé pêcher à Lee Stocking, il est revenu avec une bestiole comme nous n’avions jamais vu.  Il l’avait prise pour une langouste et vraiment, au niveau de la queue c’était très parent.  Mais pour le reste, vraiment ce n’était pas la même chose.  Nous sommes donc allé voir le bateau voisin, Matsu, dont nous savons qu’ils sont de grands pêcheurs et qui eux non plus n’avaient jamais vu ça.  Ils ont sorti les livres et nous avons fini par trouver notre bestiole.  C’est une langouste espagnole, un curieux mélange de langouste et de crabe.  De toute façon au niveau du goût, c’était excellent.

J'ai pris cette image sur internet, c'est beaucoup plus représentatif que celles que j'ai prises. Quand même c'est une drôle de bibitte. Contrairement à la langouste celle ci a deux minuscules antennes d'un bleu fluo . Et son comportement est différent. Normalement on peut repérer les langoustes par les antennes qui dépassent.  Celle ci, c'est par sa queue qu'on la repère

 

 Pour ce qui est de la pêche en mer, lors de notre première sortie quelque chose a mordu à la plus petite canne, quelque chose de si gros que ça a cassé la canne en deux et arraché le leurre.  Lors de la seconde sortie, nous avons pris un thon de belle taille (entre 15 et 18 livres d’après le capitaine) qui sautait derrière le bateau.  Claude a donc amorcé la bataille avec beaucoup de précaution car il ne voulait pas échapper sa prise.  Curieusement le poisson a arrêté presque immédiatement de se battre.  Une fois remonté nous  avons compris pourquoi : nous nous sommes fait manger les trois quarts de notre prise, La photo n’est pas très bonne mais imaginez la tête que nous avons fait quand nous avons sorti ça de l’eau. 

Néanmoins il restait là dedans quatre bonnes portions, ce qui nous a fait dire que c’était une bonne chose que le requin nous en ait chipé une partie puisque sans congélateur nous aurions du en manger jusqu’à l’écoeurement.  En passant, le thon frais c’est vraiment  très bon.  Tout comme la dorade (mahi mahi) ce n’est pas sec comme ce qu’on achète en ville.  Et finalement hier nous avons pris une dorade, ce qui nous fournira deux bons soupers.
Pour le reste nous sommes toujours dans les Exumas.  Après notre visite à Georgetown, où nous avons fait des courses nous sommes repartis vers le nord, avons passé plusieurs jours à Lee Stocking après avoir été à Rudder cut en compagnie de Guy et Josée de Gusto del mar.  Nous y avons visité une maison à l'abandon assez hallucinante.  C'est fou le nombre de constructions abandonnées aux Bahamas, mais celle ci était particulièrement extraordinaire.  La maison date de 1939 et est toujours debout.  On y trouve même encore des meubles. 
Du balcon on a une vue à 360 degrés, et ce devait être tout un domaine.

Nous sommes revenus à Little Farmer d'où nous repartirons sans doute demain.  De là nous retournerons à Georgetown et nous préparerons pour partir en direction de Long Island.  Nous venons d'entrevoir la fin du voyage...