mercredi 14 novembre 2012

Enfin la Floride





Cours de voile dans le port de Charleston
Le vent continuant à n’être pas de notre bord nous avons poursuivi dans l’intercostal jusqu’à Charleston, une ville où j’adore toujours arrêter. Après avoir lu le blogue de Pérouges en mer l’an dernier nous avons à notre tour décidé d’essayer Hymans Seafood.  Ce fut un très bon choix.  Faut dire qu’à notre première visite à Charleston quand Claude avait demandé un steak bleu,au restaurant de la marina il l’avait reçu cuit uniquement d’un côté.  Et à notre retour nous avions essayé Fish, plus prétentieux qu’autre chose.  Hymans fait dans le fruit de mer bien préparé et sans prétention.  Un bon choix.
Un des quelques jolis voiliers de la marina


Finalement nous avons pris la mer à Beaufort SC.  Nous sommes sortis en début d’après midi avec l’intention de nous rendre jusqu’à St Augustine.  Ce que nous avons fait.  Nous avons pris un beau little tunny de 3 kg. Il s’agit d’un faux albacore, méprisé par les pêcheurs qui prétendent qu’il n’est bon qu’à servir d’appât.   En fait, son seul problème est d’avoir des parties de chair noires, qu’on peut enlever pour le plaisir des yeux mais qui sont tout aussi bonnes que le reste.  Cuit comme du thon, c'est-à-dire saignant, c’est un véritable régal.


 Ce sont quand même des sorties fatigantes.  Et encore une fois il m’est arrivé quelque chose d’inusité.  Pendant mon quart, je surveillais une lumière blanche à notre bâbord, bien loin en avant de nous.  Claude l’avait surveillée pendant le sien et était persuadé qu’il s’agissait d’un bateau faisant route en avant de nous.  Je jetais donc un coup d’œil de temps en temps tout en suivant ma route.  À un moment donné, la lumière a commencé à grossir.  J’en ai donc conclu que finalement c’était un crevettier qui s’était arrêté pour pêcher.  La lumière était toujours sur notre bâbord et semblait éloignée.  Mais soudainement elle s’est mise à envoyer des flashes.  Et tout à coup elle semblait vraiment très proche.  J’ai donc appelé le capitaine qui voyant la chose fit virer brusquement le bateau.  Mais il n’y avait qu’une lumière en hauteur, pas de bateau, pas de masse.  Et rien d’écrit sur la carte. Rien au radar et rien à l'AIS  Quand nous nous sommes retournés, la lumière se trouvait à notre tribord… Encore une fois on ne saura jamais ce qui est arrivé mais nous nous sommes demandé s’il ne pouvait pas s’agir d’un sous-marin.  En tout cas malgré cette frousse et un magnifique orage qui a terminé la nuit, nous sommes finalement entrés à St Augustine, charmante petite ville où nous avons passé 48 heures.


Les aigrettes sont aussi peu craintives que les moineaux



 
Le collège de St Augustine



Des lamantins dans une marina de Port Canaveral.  Charmantes bestioles mais qui je crois ne sont pas très très  intelligentes. 
Nous sommes repartis par la mer pour nous rendre à Port Canaveral.  Nous sommes allés faire une petite visite à la marina où nous avons trouvé Gulliver il y a 5 ans.  Nous y avons emprunté un jeep pour faire les commissions.  Un jeep jaune citron, sans toit ni portes, avec un bras de vitesse incrusté de pierre du Rhin.  Vous pouvez imaginer le look que les sexagénaires que nous sommes avaient dans ce véhicule.
Chaque fois que nous voyons un héron nous disons qu'il s'agit de Gustave.  Quelle belle photo nous aurions pu faire avec un bon appareil

Le même gustave le matin

Nous repartons demain vers fort Pearce et dès que possible nous traverserons au Bahamas. Malheureusement il n'y a pas de fenêtres annoncées avant un certain temps

mardi 30 octobre 2012

En attendant Sandy



À Beaufort contrairement à notre premier voyage nous ne sommes pas allés nous ancrer en face de la ville.  J'adore Beaufort, c'est vraiment une jolie ville côtière, mais l'ancrage est souvent assez rock and roll.  À Spooner Creek, baie bordée de maisons de millionnaires, c'est moins pittoresque mais tellement plus tranquille. Merci à Guy de Gusto.  Nous avons d'ailleurs fait connaissance avec les jumping mollies, un poisson étrange qui , à la brunante saute comme le font bien des poissons mais d'une façon vraiment particulière , qui leur donne vaguement l'apparence de poissons volants surdimensionnés.  Nous avons fait un arrêt pour installer l'AIS et  le moniteur des batteries.  Et comme le vent était contraire nous sommes repartis dans l'intercostal.


Une découverte inusitée... En ouvrant le couvercle de la troisième marche du bateau nous avons trouvé cette minuscule grenouille... Comment s'était elle rendue là, Dieu seul le sait


  Encore une fois nous sommes arrêtés dans l'ancrage du camp Lejeune.  Nous avons été accueillis par une paire de jeunes beaux marines nous avisant d'éviter une partie de la baie car ils étaient en manoeuvre.  Et nous avons pu observer ces beaux jeunes gens jouant à la guerre, en pensant qu'éventuellement ils y seraient pour de vrai et que ce serait certainement beaucoup moins drôle.



Vues de l'ancrage pendant et après les manoeuvres


Pendant ce temps Sandy prenait de plus en plus d'importance dans les bulletins météo.  Nous avons donc décidé d'aller nous cacher avec Callipyge et Teddy.  Nous avons choisi un ancrage recommandé par Skipper Bob, la Thouroughfare creek.  Pour être cachés, nous étions cachés.  On quitte l'intercostal pour entrer dans une petite baie qui se poursuit en rivière profonde mais assez étroite.  C'est dans le bois pour vrai.  Nous avons ancrés les bateaux devant et derrière et nous avons attendu le coup de vent.

On est toujours un peu fébrile dans ce temps là.  On attache l'enrouleur, on rajoute du diesel, et on attend en écoutant la météo religieusement. Finalement, on était tellement bien caché que nous n'avons presque rien senti.  Nous sommes restés un jour de plus dans notre cachette et sommes partis le lendemain pour Georgetown.  Nous partons ce matin pour Charleston. Il faut descendre au sud car vraiment il ne fait pas chaud actuelleme 

dimanche 21 octobre 2012


Il y a deux ans j’avais beaucoup aimé mon séjour aux iles Solomons.  Cette année ce fut bien différent.  La belle épicerie fine où nous avions pu trouver de bons fromages et toutes sortes de gâteries est maintenant fermée.  Et pour la première fois depuis que nous voyageons en bateau, une marina nous a refusé l’accès à ses installations.  Nous avons demandé à Spring Cove Marina l’autorisation de faire notre lavage et de prendre des douches.  Nous demandons toujours, quelquefois on nous charge quelques dollars, mais c’était la première fois que ça nous était refusé.  Nous sommes donc partis vers Deltaville avec notre poche de linge sale, en espérant trouver plus d’hospitalité. 
Nous faisons pas mal plus de voile cette fois ci.  On essaie de s’ajuster aux vents annoncés.  Nous ne sommes donc restés qu’une nuit à Deltaville, car on annonçait des conditions favorables pour aller à Norfolk


Ça me frappe beaucoup de voir que dans toutes les villes américaines où je suis allée, il y a, en pleine ville un ou plusieurs ancrages pour les navires de plaisance.  À ma connaissance nous n’avons pas ça dans le port de Montréal. À Norfolk à Hospital point, ce n’est peut être pas l’ancrage le plus abrité et le plus confortable mais nous sommes en plein cœur de la ville. 







Comme nos compagnons de voyage en sont à leur premier trajet, nous avons décidé de repasser par le Dismal Swamp Canal.  Ma première impression était bien la bonne.  C’est vraiment comme une terre morte.
Le centre de renseignements situé au milieu du canal, qui sert d'arrêt pour la nuit est toujours plein.  Nous avons donc poursuivi notre route jusqu'à la seconde écluse et avons amarré les bateaux entre le pont et l'écluse
Un cinq a sept improvisé

 Mais en passant par ce canal, nous avons pu arrêter à Elizabeth city, une drôle de petite ville qui a fait de l’hospitalité sa marque de commerce.  Nous n’étions pas arrêté lors de notre premier voyage car tous les quai étaient pleins.  Cette fois ci il y avait de la place sur les quais que la municipalité met gratuitement à la disposition des navigateurs.  En arrivant tous les gens qui sont sur le quai se précipitent pour nous aider à nous amarrer.  La ville met à notre disposition bicyclettes et transport pour l’épicerie.  Si vous allez marcher dans la ville, soyez assuré que quelqu’un va arrêter pour vous demander si vous avez besoin d’un lift ou d’un conseil.





Et maintenant nous sommes en route pour Beaufort. Quelquefois nous sommes seuls, d'autre fois c'est une véritable caravane de voiliers, comme ici lors de l'ouverture du pont d'Alligator river

 De là nous allons décider si nous prenons la mer ou si nous continuons dans l’intercoastal.  Nous ne sommes pas arrêtés à Beaufort même mais dans Spooner Creek, une petite baie de millionnaires.  Très jolie place pour faire une pause, finaliser les travaux avant de repartir vers le sud


jeudi 11 octobre 2012


Annapolis, suite et fin

Installés à Annapolis dans Back Creek, petite vie tranquille partagée entre menus travaux sur le bateau, épicerie et buanderie.  Cette dernière est un lieu de vie sociale important dans la vie des navigateurs.  Dimanche matin je suis arrivée à 8 heures AM.  Un monsieur était en train de plier son linge.  Il nous salue assez sèchement.  Je pars mes lavages et je m’assoie.  À un moment donné je vois bien qu’il cherche une chaussette manquante.  Je lui dis : It is the mystery of the dryer.  They eat socks.  Le monsieur m’a parlé pendant une heure et demie.  Je sais tout de sa vie, du fait qu’il habite sur son bateau depuis 26 ans, qu’il bricole plutôt bien, que comme Claude, il fait des listes interminables qu’il ne réussit jamais à compléter.  Je sais que comme Claude il avait l’habitude d’accuser l’ancien propriétaire de son bateau de tous les problèmes actuels .  Mais comme il dit, je ne peux plus faire ça, maintenant c’est moi l’ancien propriétaire. 
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le capitaine dans son dinghy

Et il y a aussi les 5 à 7.  Impromptus ou planifiés, réussis ou ratés… quelquefois mémorables.  La semaine dernière nous en avons organisé un à la dernière minute .  Nous étions 4 bateaux, 7 personnes.  Rire à en pleurer quand les occupants d’Irish mist vous racontent les malheurs qui les ont frappés dans leur première traversée entre Sandy Hook et Cape May et dans leur traversée du Delaware.  Et finir la soirée en s’extasiant sur le phytoplancton qui rend les amarres de dinghy scintillantes.

Le boat show est commencé depuis jeudi.  Nous y avons passé vendredi une journée épuisante en compagnie de notre visite, Stéphane Michaud et Marie Claude. 


 Il faut bien se rendre à Annapolis pour rencontrer autant de gens qu’on connait.  Nous avons visité de magnifiques catamarans.  En réalité c’était surtout pour observer les toits fixes, car c’est un de nos projets pour l’avenir.  Mais ça ne nous a pas empêché de nous rincer l’œil .  L’Isara est une pure splendeur, mais celui que j’ai préféré est le Nautitech.

  Nous avons remarqué que  les bateaux se transforment de plus en plus en condos flottants. 
Nous avons visité le nouveau Gemini.  Un peu plus spacieux, mais la disposition générale reste la même.  Il a dorénavant un cockpit beaucoup plus ouvert, deux moteurs yanmar, un bout dehors.  La table de cuisine se transforme en table de salon.

Nous avons également visité le Gunboat 66.  J'étais tombée passionnément amoureuse de Gazelle, en 2010 mais son frère qui était présent cette année n'avait rien à lui envier. 

La photo est horrible mais mon appareil n'était pas capable de prendre le bateau en entier 
Et finalement nous avons commencé à magasiner les cossins indispensables qui nous manquent sur le bateau.  Un indicateur de niveau des batteries, nos cartes pour les Caraibes.  C’est un endroit extraordinaire que le Boat Show.  On trouve tout ce que l’on recherche et il est surtout possible de se  renseigner sur les différentes alternatives.
Pendant les deux première journées il a fait un temps idéal.  Mais pour le dimanche et le lundi nous avons été rejoints par l’automne et le temps froid. Et même si le temps s'est remis au beau, on sent bien que il est temps de descendre vers le sud.  Nous avons donc quitté Annapolis.  Nous sommes en ce moment aux Iles Solomons que nous quitterons demain pour Deltaville.  


mardi 25 septembre 2012

Annapolis

Nous avons donc passé une journée et demie à Worton creek ( merci Skipper Bob) installés entre deux marinas et parfaitement à l'abri d'un gros vent du sud.  En entrant dans la baie, sur le quai de la marina un homme faisait de grands signes.  Notre compagnon de voyage s'est approché et le gars lui a indiqué où aller s'ancrer pour s'abriter.  C'est toujours surprenant de la gentillesse gratuite
Le lendemain nous nous sommes remis en route avec Callipyge notre compagnon de voyage et sommes rentrés à Annapolis au début de l'après midi.  Nous nous sommes installés tout au bout de Back Creek, face à l'ancienne usine de Gemini.  Un coin très tranquille, beaucoup moins jet set que celui où nous étions il y a deux ans (en face de Bert Jabin).

 Deux semaines avant l'exposition il y a déjà de nombreux bateaux d'installés et ça ne fait que commencer.
Celui-ci vient de Bâle en Suisse

Comme nous avons pas mal couru depuis le début de l'été, nous ne sommes pas fâchés de rester un peu tranquille.
Les bateaux commencent à arriver tranquillement.   Ce gros Lagoon 45 est arrivé de France il y a deux jours.  Il est le seul des trois bateaux envoyés pour l'exposition qui soit arrivé.  Les autres sont encore aux Açores, arrêtés par le mauvais temps.



Un nouveau Gemini est en préparation sur le quai.  Les menuisiers travaillent activement dessus.  Il est pas mal différent du 105.  Le cockpit ouvert, le franc bord plus haut... Nous irons certainement le visiter et prendre des photos. Celles que je mets ici ne sont pas excellentes mais te donnerons une petite idée Stéphane





Il y a déjà plusieurs québécois installés dans Back Creek et de nombreux autres sont en route.  Il doit y avoir un souper réunissant tout ce beau monde.  En attendant nous nous occupons à finaliser de nombreuses petites chose que nous n'avions pas eu le temps de faire .

mercredi 19 septembre 2012


Mardi le 18 septembre
Je m'étais pourtant juré de mettre le blogue à jour plus régulièrement.  Pour ma défense je dois dire que depuis notre départ nous n'avons pas chômé.  Depuis notre arrêt à Whitehall, nous avons continuellement avancé.  Nous avons d'abord fini de franchir les écluses et contrairement à notre premier voyage, nous n'avons eu aucun problème.  15$ pour toutes les écluses de la Hudson. 


 Si vous pouviez voir le personnel et le matériel que nous déplaçons...Et tout le monde est d'une amabilité exemplaire.  Les quais sont gratuits tout le long du trajet.  

Saviez vous que les écureuils sont d’excellents nageurs ? Nous en avons vu traverser le canal maintes et maintes fois.  Malheureusement mon appareil photo n’est pas assez performant …
Un fois les écluses terminées il faut remonter le mat.  En voyant ces photos vous comprendrez pourquoi il fallait le baisser.  Quelquefois nous avions peur d’accrocher.



  Nous avions rencontrés deux bateaux dans les écluses et nous sommes allés remonter les mats des trois bateaux à Castleton, où il y a une potence que nous pouvons utiliser pour faire le travail par nous même.  Ensuite on doit remettre les voiles, faire le ménage du bateau etc.  Et puis on repart vers la prochaine étape, New York.

Il y a toute sorte de choses dans le port de New York.  Ça passe de tous les côté du bateau.  Et on croise aussi des fous, comme ce groupe de kayakistes. 





 Nous devions arrêter un jour ou deux dans la Grosse Pomme mais évidemment, il s'est présenté une fenêtre météo.  Il fallait traverser tout de suite où nous serions coincés pour une période indéterminée.  Je me jure bien de l'avoir ma semaine au retour...
Nous avons donc fait la traversée de nuit, une traversée magique dont toute la première moitié s’est faite uniquement à voile et le lendemain matin nous avons enfilé avec la traversée de la baie du Delaware. 

 Voici deux photos de notre ancrage du soir.  D’un côté le ciel et de l’autre côté la centrale nucléaire.



Et maintenant nous sommes cachés dans une petite baie dans la Chesapeake, à l'abri d'un gros vent du sud .  Et miracle, il y a un petit signal internet dans cette petite baie, ce qui me donne l'occasion d'alimenter un peu le blogue

samedi 8 septembre 2012

Jeudi le 6 septembre 2012
Voilà nous nous préparons à repartir. Nous avions tellement aimé le premier voyage, que nous ne rêvions que de ça.  Mais nous repartons pour un peu plus longtemps et nous n'avons pas l'intention de nous limiter aux Bahamas cette fois ci.
  Depuis 5 mois nous avons travaillé d'arrache pied, avec l'aide précieuse de Stéphane (Michaud), de Yves (Gauthier) et de Yvon (Chiasson) à préparer le bateau, à le rendre plus confortable et mieux équipé.  Nous avons installé une nouvelle arche, un dessalinateur, une éolienne, un congélateur.
Après une mise à l'eau tardive, nous sommes retournés au Lac Champlain.



Nous avons que très peu profité du lac.  Huit jours en tout,  Pour le reste nous n'avons fait que travailler Nous avons fait descendre le mat hier chez Gaines. Nous étions juste à côté parce que nous avons du quitter notre marina de Chazy .Nous avions trop peur de rester coincés.  L'été que nous avons eu a fait baisser l'eau et nous craignions de ne pas pouvoir sortir de la marina.  Nous sommes donc allés nous réfugier dans une petite marina de Rouses Point pour les deux dernières semaines.


 Nous attendons maintenant nos deux fils qui doivent venir chercher l'auto. C'est un peu étrange.  J'ai tellement souhaité ce départ et ce matin j'ai plutôt le vague à l'âme.  L'idée de quitter la famille, les évènements des derniers jours, le sentiment de culpabilité  rendent ce début de voyage pas mal  moins joyeux que je ne  l'aurais cru.
Samedi le 8
Nous sommes maintenant tout de suite après la première écluse, à Whitehall, en compagnie de deux autres voiliers.  Il vente à écorner un boeuf alors nous avons décidé d'attendre à demain pour repartir.  Se promener avec un mat sur le toit n'est déjà pas merveilleux alors imaginez dans quarante noeuds de vent. Hier nous avons fait une journée de douze heures dans des conditions parfaites, ce qui ne nous a pas empêché de frapper deux fois des objets immergés, aux alentours de la bouée no 1.   Nous espérons ne pas avoir abîmé le bateau mais nous n'allons pas vérifier avant d'arriver dans une eau plus appétissante.  Nous espérons surtout que ça n'arrive plus