dimanche 16 janvier 2011

le voyage des jeunes


La dernière fois que j’ai écrit sur le blogue, les enfants venaient d’arriver, après un voyage fatiguant.  Nous étions partis le lendemain de Nassau pour les Exumas, avec un premier arrêt à Allen Cay, où nous sommes finalement restés deux jours.  Le temps s’était remis au beau après le front froid.  Dès le début les jeunes se sont mis à la plongée en apnée, sous la direction de Claude histoire de peut-être agrémenter le quotidien. 

 Dès leur deuxième journée ils ont fait une magnifique récolte de conques que nous avons pu manger en salade et en chowder.  Et le lendemain ils ont pu goûter à la langouste que nous avions achetée à un pêcheur à Highbourne Cay. 

De là nous sommes partis pour le parc.  Dans les Exumas une large portion de territoire est un parc voué à la conservation des espèces où toute chasse et pêche sont interdites.  Malheureusement le premier soir, un autre front froid est passé que nous n’avions pas vraiment prévu, ce qui a fait que nous avons passé une nuit infernale, et que dès le retour du soleil nous avons changé d’ancrage.  A Warderick Wells nous étions beaucoup plus à l’abri et l’endroit est vraiment paradisiaque. La coutume veut que l'on inscrive le nom de son bateau sur une planche et qu'on aille le déposer sur la colline.

 
Nous sommes ensuite allés à Staniel Cay où se trouve Thunderball, une grotte où a été tourné un des James Bond.  La pêche y est interdite et les gens ont l’habitude d’apporter du pain pour nourrir les poissons. Ce qui crée une plongée magique.


 De Staniel nous nous sommes rendus à White point où avait lieu le party de Noël des bateaux Québécois.  C’est un peu étrange de fêter Noël sur la plage autour d’un feu de camp.  Finalement comme le disaient les garçons ca ressemblait plus à une St-Jean.  Ce fut une belle fête.  Chacun avait apporté un ou deux plats.  Josée du Gusto del mar avait apporté du requin pêché par Guy.  Je me suis permis de prendre la photo sur le site de Gusto del mar


Le lendemain de la fête, nous sommes repartis nous cacher à Staniel Cay car on annoncait un nouveau front.  Les jeunes sont retournés dans la grotte pour une deuxième visite .
Nous sommes restés trois jours cachés à attendre que le vent se calme.  Puis nous sommes repartis vers le nord, avec une escale à Norman Cay, où on trouve un bar au milieu de nulle part.



  Antoine et Nicolas se sont mis sérieusement à la pêche, avec quelques résultats.  Puis nous sommes repartis pour Nassau, avec une escale à Rose Island où victoire, Antoine a attrapé sa première langouste. 

Depuis que je fréquente Nassau, je me demandais où on pouvait trouver du poisson frais.  C’était évident qu’il y avait un endroit où les gens de la place s’approvisionnaient.  Et nous avons trouvé le Fish Market, où les pêcheurs locaux viennent tous les après midi vendre leur prises du jour.  Il se trouve sur la continuation de bay street, à environ un mille du city market.
Et ainsi, nous avons pu mettre la main sur 5 langoustes pour le dernier repas des jeunes sur le bateau. 
Le lendemain pendant qu’ils repartaient vers le froid et la neige, nous faisions nos derniers préparatifs pour repartir vers les exumas, direction Georgetown.  Nouveau front froid, nouvel arrêt.  Nous voici finalement rendus à Georgetown,, l’endroit où de nombreux plaisanciers s’arrêtent définitivement.  Il y a actuellement 150 bateau dans le port et ce nombre peut atteindre 400.  C’est une bonne place pour s’approvisionner.  On y trouve presque tout.  Nous retournons par la suite dans les Exumas, pour faire quelques places que nous n'avons pas visitées

jeudi 23 décembre 2010

Retour à Nassau

Nous voici revenu à Nassau.  Les jeunes arrivent dans quelques jours et nous devons faire les provisions pour 3 semaines.  Parce qu’on s’entend, l’approvisionnement est très difficile dans les Bahamas.  Hors des grands centres on trouve quelques fruits et légumes et un peu de conserves.  Il y a possibilité de faire faire du pain .  Mais pour le reste rien.  Nous aurions du faire des réserves au départ de la Floride,  mais nous sommes partis trop vite.  Alors on s’équipe comme on peut ici. 
Et justement j’avais entendu parler d’une grande surface dans le genre de Costco.  Nous voici donc partis dans l’arrière pays de Nassau à la recherche du dit magasin.  Nous finissons par voir un autobus qui semble aller dans la bonne direction.  Catastrophe, il est fermé.  Car dans ce pays, les bus sont ouverts ou fermés.  Mais fermé ou pas le chauffeur nous fait signe de monter et nous avise qu’il nous reconduira à notre destination au terme de sa tournée.  Notre chauffeur est borgne et très sympathique.  Son service est personnalisé.  Chaque passager est reconduit à la porte de l’endroit où il désire aller.    Quand le chauffeur et les passagers apprennent que nous venons de Montréal, ils essaient tous de parler français.  Après de multiples arrêts, dont un pour ramasser son déjeuner, notre chauffeur finit par venir nous reconduire à notre destination
Les courses faites, nous devions prendre un taxi  mais la caissière nous offre de venir nous reconduire.  Finalement ça nous coûtera beaucoup plus cher qu’un taxi. .  Il faut savoir qu’à Nassau la conduite automobile s’apparente à une corrida.  Le klaxon est l’instrument le plus utilisé.  Tout le monde klaxonne, pour tout et pour rien.  Pour te dire de passer et pour t’engueuler parce que tu passes.  Alors notre caissière est comme tous les autres et finalement passe si près d’une auto qui passait en sens inverse que son rétroviseur est arraché… Elle a klaxonné et a continué….
Ajoutez la conduite à droite et nous étions très contents de descendre de la voiture en un seul morceau.
Après trois jours de courses nous sommes presque prêts à l'arrivée des jeunes.  Mais voilà qu''on annonce un front froid.  Comme les vents annoncés ne sont pas très forts nous décidons de rester sur place.  Pendant la nuit le vent se lève effectivement.  Mais au lieu des 20 noeuds annoncés. ce sont plutôt 40 que nous affrontons.  Ce sera une nuit sans trop de sommeil. Le lendemain, le vent est toujours aussi fort.  Nous sommes trop près des cargos dans le port.  La garde côtière vient nous voir et nous avise qu'elle doit nous aviser de nous déplacer mais de ne pas en tenir compte à cause des conditions météo.  Nous essayons quand même mais l'ancre est coincée dans quelque chose. Ce sera une autre nuit sans trop de sommeil. 
Et le lendemain c'est l'arrivée des enfants.
  Le vent a beaucoup baissé  et nous ferons toute la route avec notre gennaker.  Première rencontre pour les jeunes avec les eaux des Bahamas.  Il fait un peu frais mais comparé à l'hiver québécois c'est le bonheur.  Notre premier arrêt sera Allen Cay célèbre pour ses iguanes.

Depuis ce temps nous nous promenons d'ile en ile .  Les jeunes font de la plongée et profitent du beau temps.  Je ferai un rapport détaillé de leurs aventures bientôt.
En attendant je souhaite à tout le monde de bien joyeuses fêtes


vendredi 3 décembre 2010

les berrys

Je vous avais dit que Claude travaillait fort à essayer de trouver des langoustes.  Dès le lendemain lui et Michel du Seakite ont réussi et fait une pêche quasiment miraculeuse
Deux très grosses langoustes, deux plus petites et deux mérous.  Admirez la fierté du chasseur!
Nous ne sommes pas restés très longtemps dans les berry mais suffisamment pour se rendre compte que c'est un des beaux endroits des Bahamas, beaucoup plus tranquille je crois que les Exumas qui seront notre prochaine destination et que nous explorerons avec les enfants qui viennent nous rejoindre à la mi décembre.
Nous avons quitté les Berry pour Nassau. 

C'est la plus grande ville des Bahamas et un arrêt obligé pour tous les navires de croisière.  Quand nous sommes arrivés il y en avait cinq d'amarrés .  Tous ces bateaux déversent leur cargaison de passagers qui envahissent la ville pendant 24 heures.  Ils repartent le lendemain et sont remplacés par d'autre.
La grande attraction de la ville est Atlantis, un complexe hôtelier et marina érigé dans le style Las Vegas,  avec aquarium et glissades d'eau.
Nous n'avons pas vraiment visité la ville encore.  Les premières places que nous voyons en arrivant sont toujours les épiceries et les laveries.  Et également les marinas où nous pouvons nous payer le luxe d'un longue douche chaude.  Notre rapport à l'eau  a certainement changé pendant notre voyage.  Plus question de laisser couler le robinet inutilement, la consommation est réduite au minimum car dans les Bahamas l'approvisionnement est assez difficile et l'eau s'achète comme le diesel.
Nous repartons assez rapidement de Nassau où de toute façon nous passerons plusieurs jours avant l'arrivée des jeunes et nous quittons vers les Exumas, région réputée pour avoir les plus belles eaux du monde.  Et j'imagine que c'est vrai .  On peut voir le fond dans 20 pieds d'eau . 
Nous arrêtons à Black Point, petit village tranquille où on réserve son restaurant par VHS.  Chez Lorraine Café, on passe sa commande d'avance et on se présente à l'heure du souper.  Un souper de langouste évidemment.  Auparavant nous avons visité le jardin d'eden
C'est Willy que vous voyez sur la photo qui crée des sculptures avec les bois d'épave qu'il recueille sur la plage.  Il y voit des animaux, des personnages, des histoires qu'il rassemble sur son terrain.  Il fait visiter à qui veut bien.  Il a visiblement une imagination débordante. 
Finalement nous nous sommes séparés de Seakite.  Nous avons fait presque toute la première partie du voyage avec Brigitte et Michel que nous avions rencontré lors de la descente de mat, que nous avions quitté une première fois à Beaufort mais qui nous avaient rejoint à Charleston, parce que leur fenêtre météo s'obstinait à ne pas ouvrir.  C'était leur second voyage aux Bahamas et leurs connaissances nous ont beaucoup aidé.  Maintenant ils poursuivent leur route vers les Antilles et nous devrons apprendre à nous débrouiller seuls.

 

jeudi 25 novembre 2010

de Cumberland Island aux Bahamas

De Cumberland Island, nous sommes retournés en mer, direction Port Canaveral, qui se trouve à être l’endroit où nous avons acheté le bateau.  Depuis  le début, nos navigations se font essentiellement au moteur, quelquefois avec le génois mais souvent sans voile.  Nous n’avons pas été tellement chanceux à ce niveau.  Port Canaveral est un haut lieu de départ pour des croisières sur de super paquebots. 
Nous nous payons une marina, car les ancrages sont rares dans le coin et Claude plonge sous le bateau pour vérifier les anodes.  Il remonte en annoncant que non seulement les anodes sont à changer, mais que les « cutlass bearing » sont finis.  C’est une très très très mauvaise nouvelle car ça implique que nous devons sortir le bateau de l’eau.  Dans notre malheur nous sommes chanceux car nous sommes tout à côté de Scorpio, la marina où nous avions fait faire le même travail quatre ans auparavant.  Notez que le bateau a subi une inspection au printemps et que l’inspecteur avait jugé nos bearings en bon état.
Finalement les réparations sont menées rondement, et nous pouvons remettre le bateau à l’eau.  Le lendemain nous devions partir pour Lake Worth où nous devions attendre la fenêtre météo nous permettant de traverser le Gulf Stream
Le Gulf Stream est un courant circulant du sud vers le nord, qui se tient près de la côte américaine.  Pour se rendre aux Bahamas, il faut le traverser, et il peut être dangereux de le faire dans certaines conditions météo.  Un vent du nord créé sur le courant des vagues fortes et dangereuses.  Or on annonce un calme plat pour les 24 prochaines heures.  Alors nous décidons d’enfiler directement la traversée en arrivant en face de Lake Worth.
On voit qu’on est sur le Gulf Stream au courant, qui est important et surtout à la couleur de l’eau, d’un bleu hallucinant.  La photo que j’ai prise de nos trappes de survie ne rend même pas justice à cette couleur intense.

  Il y a plein de poissons volants qui survolent la surface.  Claude décide de mettre une ligne à l’eau et cinq minutes après quelque chose mord.  Ce sera notre première dorade.

Nous arrêtons à la marina de West end.  Nous sommes arrivés trop tard pour aller plus loin, et nous devons dédouaner.  C’est une belle marina, mais complètement déserte.  Un immense restaurant où la seule présence était le barman… Peut être étions nous trop tôt en saison…
Après une escale à Port Lucaya qui ressemble assez à Fort Lauderdale, nous traversons vers les Berry.  Nous nous arrêtons près de deux îles qui servent de haltes aux super paquebots. 

Nous descendons en excursion avec l'espoir de pouvoir nous glisser parmi les passagers et ainsi de profiter d'un dîner gratuit.  Mais malheureusement aujourd'hui il n'y a pas de paquebot de la Norvegian  sur cette île et nous ne pouvons profiter que du décor
On se croirait dans une annonce de Corona

Alors voilà, ce sont nos premières impressions des Bahamas.  L'eau est extraordinaire.  Actuellement il fait toujours beau.  Le poisson abonde, les conches sont faciles à ramasser.  Il y a même des noix de coco.
  Nous sommes toujours en quête de nos premières langoustes mais Claude travaille assidûment à remédier à cette situation




lundi 15 novembre 2010

La mer

Après Charleston nous avions décidé de prendre la mer, histoire d'avancer un peu plus vite et surtout d'éviter la Georgie, que nous avons déjà fait par l'intercostal .  On s'entend, nous allons en mer mais nous ne nous éloignons quand même pas trop des côtes, histoire de ne pas rencontrer le Gulf Stream.  En regardant les vagues je vois de nombreuses taches brunes.  Ce sont des méduses , des centaines et des centaines de méduses qui toute la journée vont défiler sous le bateau. 
La nuit en mer pour moi qui suis une néophyte, c'est un peu inquiétant (surtout quand c'est mon quart et que Claude est parti se coucher)  Mais c'est aussi magnifique.  Les étoiles sont innombrables, et on est vraiment seul au monde.
 Le matin finit par revenir, et nous arrivons à l'ancrage choisi, soit Cumberland Island, à la frontière de la Georgie et de la Floride.   Si jamais vous passez dans le coin, allez faire un tour sur cette île
D'un côté de l'ile se trouve une forêt dense de chênes couvert de mousse.  Il y a évidemment des chevaux sauvages qui sont une spécialité de la région, mais aussi de nombreux tatous, qui semblent peu préoccupés par la présence humaine.
Il semblerait qu'il y ait aussi de nombreux alligators, mais je n'ai pas vérifié cette assertion.
Sur l'ile la famille Carnegie avait fait construire une propriété nommée Dungeness, qui fut laissé à l'abandon après la mort de sa propriétaire et qui brûla en 1959.  Depuis tout est resté en l'état, on voit même les carcasses des vieilles voitures de la propriété.   Et finalement, de l'autre côté complètement de l'île c'est la facade sur l'océan atlantique avec une plage magnifique

Et le lendemain de nouveau départ en mer.  Cette fois ci notre 24 heures nous conduira à Port Canaveral, qui se trouve à être tout à côté de Merrit Island où nous avions trouvé Gulliver il y a quatre ans.  La différence de température est frappante.  Les dauphins sont partout, de même que les lamantins , étranges bêtes complètement anachroniques, sévèrement protégés en Floride dont ils sont d'ailleurs l'emblême
J'ai pris la photo sur internet, je n'ai pas pu aller en faire une encore.  Ce sont des herbivores sans malice,  qui s'approchent facilement des bateaux pour se faire caresser.  Ils sont fréquemment blessés par les hélices de bateaux.
Nous repartirons sans  doute demain pour descendre encore un peu plus vers le sud avant de traverser aux Bahamas.

mercredi 10 novembre 2010

Vers Charleston

Vers Charleston
Nous quittons Beaufort le jeudi matin en laissant derrière nous Brigitte et Michel du Seakite et Sylvio, une autre belle rencontre, qui tous attendent une fenêtre météo pour traverser à St Martin.


Nous reprenons l’intercostal,  en direction de Cape fear, d’où nous avons l’intention de prendre la mer jusqu'à Charleston.  L’intercostal, c’est vraiment une navigation à part.  Les bateaux se suivent, c’est obligé puisqu’ils vont tous à la même place et même le plus souvent dans les mêmes ancrages.  Et l’étiquette qui règne a de quoi faire rêver un navigateur du lac Champlain.  Quant un capitaine de trawler vous appelle à la radio et vous demande : Can I pass on your port side with your blessing? On se dit que la politesse est une bien jolie habitude. L'intercostal comme je l'ai déjà dit c'est la voie intérieure qui va de Norfolk à la Floride.  Ce sont des canaux et des rivières quelquefois ravissants et quelquefois quelconques.  Et de temps en temps on rencontre quelque chose comme ça,

tellement kitche qu'elle en devient belle.

Une très jolie escale, le village de Southport, où il y a un petit bassin où sont amarrés les bateaux de la place et où les bateaux de passage peuvent s’ancrer s’il y a de la place. C'est un véritable village de pêcheurs, sans rien de touristique.
De là nous sortons en mer .  Notre intention est de nous rendre à Charleston directement.  Le vent est assez fort, le bateau avance bien.  Claude décide de mettre une ligne à l'eau, avec un leurre invraisemblable qu'il vient d'acheter.  Il a peu d'espoir car il doute de la possibilité d'attraper un poisson à la vitesse où nous avançons, soit entre 8 et 9 noeuds.  Et pourtant...
La ligne se tend et file et il ramène un thon que malheureusement il échappera juste au moment de le rentrer dans le bateau.
20 minutes plus tard, ça mord de nouveau.   Ramener un poisson à la vitesse où nous avançons ce n'est pas facile.
Finalement il gagne la bataille

Ça tombait bien on avait plus grand chose à manger et surtout je n'avais rien sous la main pour faire un souper spécial pour les 60 ans de Claude qui tombaient le lendemain.
Le vent forcit de plus en plus et ça devient franchement inconfortable.  Nous croisons un petit bateau qui avait passé la nuit avec nous à Southport et qui manque de nous frapper car il ne regarde pas le moins du monde où il va.  Faut le faire... c'est le seul bateau que nous verrons de la journée
Finalement comme le vent forcit sans cesse nous rentrons dans un inlet et le lendemain nous repartons par l'intercostal, ce qui nous permettra de voir le pont de Charleston que Claude a photographié pour Janus

  Charleston est une escale obligée.  La ville est magnifique, on se sent de plus en plus dans le sud, les palmiers sont apparus dans le paysage. La chaleur est revenue.  Nous avions déjà visité le quartier historique de la ville précédemment mais nous l'abordons cette fois ci par la mer est l'image est complètement différente. 
Nous repartirons sans doute demain et nous avons l'intention de filer directement en Floride

mardi 2 novembre 2010

De Norfolk à Beaufort

Nous quittons Norfolk en début d’après midi, après un détour à la marina où nous vidons ce qui a à être vidé et remplissons ce qui a à l’être.  Norfolk a été une jolie escale, ville universitaire trépidante, où il y a des choses à voir. De l’autre côté, c’est Portsmouth complètement différente, petite ville de province, tranquille avec un quartier historique particulièrement joli.  Mais nous sommes heureux de reprendre le voyage.  L’arrière pays de Norfolk est beaucoup moins joli, gros cargo déchargeant leur cargaison, barges, grosses industries.  Retardés par un train intempestif qui empêchera le pont de s’ouvrir, nous n’arrivons à l’écluse du Dismal Swamp que pour l’ouverture de 15.30.  Si jamais vous passez par là essayer de passer l’écluse quand Robert Peek est en service.


  Éclusier et ouvreur de pont depuis 16 ans il est fier de son canal comme s’il l’avait creusé lui-même.  Il connait tout de l’histoire de Dismo, surnom qu’il donne à ce qui est le plus ancien canal creusé par l’homme aux États unis.  Quand vous rentrez dans l’écluse il vous prend en charge, vous aide à vous attacher, s’enquiert de votre destination, vous avise que ce n’est pas réaliste, vous propose de nouvelles escales .  Il n’est pas pressé et peux même oublier d’ouvrir les vannes de son écluses.  Me demandant où se terminerait notre voyage, il me demande de lui rapporter des coquilles de conch.  Car il joue de la coquille –il nous fait une démonstration- et recherche l’instrument parfait.
Le lendemain matin nous aurons d’ailleurs droit à des beignes qu’il nous fait envoyer.
Tous les livres vantent le Dismal swamp.  J’ai personnellement trouvé ça assez lugubre.
Pendant les 30 premiers milles je n’ai vu aucune faune, si ce n’est un couple d’urubus à tête rouge. 
Et arrivés à Élisabeth city, nous apprenons que les quais sont archi pleins.  Alors nous arrêtons pour la nuit et repartons le matin suivant. 
Après la Chesapeake nous sommes maintenant dans l’intercoastal   Nous alternons canaux étroits creusés par l'homme et rivières immenses.  Mais il faut toujours faire attention et suivre les cartes car souvent il n'y a dans ce plan d'eau immense qu'un étroit chenal.  Qui s'en écarte s'échoue

Le bateau qui est là a malencontreusement oublié une bouée.  Il attend maintenant Tow Boat dans trois pieds d'eau.
De rivière en canal et de canal en rivière, nous arrivons à Beaufort, en Caroline du Nord, qui est une porte d'entrée pour l'océan .
Hier par internet nous avons reçu quelques photos prises par Bernie et Patricia au départ des iles Solomons.