vendredi 5 avril 2013

St Barth et St Kitts

Pendant que nous étions à Culébra, nous sommes allés faire une petite visite à Culébrita, une ile voisine.  Un Catana 47 était au mouillage à côté de nous et il a décidé de quitter.  André de Wind Spirit qui était avec nous a fait un petit film de cette sortie
En regardant le bateau sortir, nous étions passablement inquiets parce que c'était bientôt notre tour de passer par le même chemin.  Mais je crois que le capitaine fait la différence, car nous sommes sortis sans le moindre pépin.
Après être restés 2 semaines à St Martin, nous avons fini par épuiser les excuses pour rester.  Un paquet que Yves nous avait envoyé de Montréal et qui avait été faire un tour à Douala Cameroun est finalement arrivé à St Martin.  Le mécanicien qui nous avait été conseillé a aimablement changé les injecteurs de notre moteur tribord.
Nous sommes donc partis pour St Barth la veille de la première course de la Bucket, une régate qui rassemble de grands voiliers.  Évidemment nous n'étions pas les seuls à avoir eu l'idée de venir assister à cet évenement, et l'ancrage était surpeuplé.  Nous nous sommes trouvé un petit coin et moi qui suis de nature inquète je me trouvais déjà très près des bateaux voisins.  Or à 21 heures trois bateaux de charter sont venus s'installer autour de nous.  Et le lendemain matin, le maître du port est venu nous aviser que nous étions trop près du chenal.  Nous avons donc changé d'ancrage et nous sommes trouvé une place beaucoup plus agréable. 
Gustavia est une ville charmante .  Tout est bien organisé pour le plaisancier, déchets, eau, douches.  Mais c'est également une ville pour touristes riches.  Les prix sont vraiment élevés. 
Nous avons donc admiré les super voiliers qui se trouvaient dans le port, et que nous avions déjà vu pour la plupart dans le port de St Martin.  D'ailleurs plusieurs se trouvaient à l'ancrage autour de nous.  Le jeudi, il y avait une première course de J-boats et le vendredi c'était la première de trois courses pour les Demoiselles, les Gazelles et les Grandes dames.  Moi, je n'y voyais pas vraiment d'intérêt..  C'était surtout pour Claude que nous étions arrêtés ici.  Mais nous sommes partis en dinghy pour assister au départ de la première course.  Et ce fut fabuleux.  J'aurais bien aimé que mon beauf Michel soit avec nous, lui qui est si bon photographe.  Mais je vais garder des souvenirs de ce départ.

Rébecca

Le Faucon Maltais

Petit ajustement de dernière minute



 Claude qui est un peu cowboy s'est arrangé pour que nous nous trouvions vraiment près des bateaux en marche.  Voir le faucon maltais faire pivoter ses mats alors qu'on se trouve à une cinquantaine de pied, c'est quelque chose.  Voir Salperton taquer et la manœuvre de son équipage, une équipe ultra rodée. c'est merveilleux.. Et voir à l'arrivée les voiliers se livrer une lutte effrénée pour gagner quelques longueurs c'est magique.




Nous aurions pu rester plus longtemps, mais l'ancrage était vraiment surpeuplé et nous avons décidé de filer sur St Kitts.  Pendant que nous étions aux Bahamas, nous avions rencontré un écossais qui avait fait les Antilles et qui nous avait dit que les îles françaises étaient toutes merveilleuses tandis que les iles anglaises étaient beaucoup plus ordinaires.  Je suis plutôt d'accord avec lui pour le moment.  En fait ce que je trouve déplorable ce sont ces développements fait uniquement en fonction des bateaux de croisière.  On se retrouve avec toujours les mêmes boutiques de bijoux, d'alcool, de souvenirs, et des centre villes qui, quand il n'y a pas de  bateaux à quai sont complèment déserts.  C'est ce qui nous est arrivé la veille de Pâques.
Nous sommes partis de Basseterre, pour un mouillage plus confortable où nous sommes depuis deux jours, deux jours où il a venté sans cesse. Finalement nous n'avons pas vu grand chose de St Kitts et nous repartirons demain pour Montserrat

vendredi 22 mars 2013

St Martin




Nous avons donc quitté Culebra pour Charlotte Amalie.  Depuis que je suis les blogues des divers navigateurs le nom de cette ville me semblait exotique et merveilleux.  En fait c’est le nom de la reine consort de Christian V du Danemark, qui a vécu de 1650 à 1714. Car les îles vierges américaines ont d’abord été les iles vierges danoises, mais ont été vendues en 1916 pour 25 millions de dollars.  Bonne affaire !  Ce sont trois îles principales, St Thomas, St John et Ste Croix, et d’autres iles beaucoup plus petites

Charlotte Amalie est la capitale des vierges américaines et c’est un port recevant une multitude de bateaux de croisières.  Comme à Nassau on trouve une pléthore de joailleries, de marchands de cigares et d’alcool.   Les taxis sont innombrables et on est constamment sollicité.  St Thomas et St John sont de petites îles, montagneuses, ce qui fait que toutes les constructions sont à flanc de colline
Une coquetterie ? 


C’est très américanisé, il y a beaucoup de grosses constructions , mais une partie importante de St John est un parc. C’est à St John que nous nous sommes séparés de nos amis, André et Sabine de Wind Spirit, avec qui nous voyagions depuis Porto Rico




Nous avons rencontré ce PDQ aux Vierges.  Il venait de Nouvelle Zélande....

Nous ne sommes pas allés à Ste Croix.  Une fenêtre météo s’est présentée qui nous permettait de nous rendre de St John à St Martin.  Et nous avons pu faire la traversée uniquement à voile, nous qui ne les avions pratiquement pas ouvertes depuis notre arrivée en république dominicaine. 
Un voilier croisé en pleine mer

 Nous sommes arrivés à St Martin à 5 heures du matin après avoir freiné le bateau une partie de la nuit.  St Martin a la particularité d’avoir un très grand lagon où les bateaux peuvent s’ancrer sécuritairement.  Mais pour entrer dans le lagon il faut passer un pont levant, qui ouvre 3 fois par jour.  Et le jour où nous sommes arrivés, il y avait une forte houle.  Les déferlantes semblaient se précipiter dans le chenal.  Et le pont doit faire environ 30 pieds de large.  Nous n’étions pas très braves.  Mais bon… Nous avons laissé passer devant un bateau moteur et finalement tout c’est bien passé.
L’île est divisée en deux, un côté français et un côté néerlandais.  Et du côté français, c’est vraiment français.  On peut se fournir en vin, en fromage et en pâtés, pour mon plus grand plaisir.  On y retrouve des conserves qui n’existent pas chez nous.  Faire son marché est quelque chose de très dépaysant.
Nous sommes allés nous ancrer dans le ghetto québécois.  À la baie Nettlé, il y a un ancrage où vont pratiquement tous les québécois.  Nous y avons retrouvé Méridien V, le bateau d’André et Ghyslaine qui se  préparent à traverser en Europe ce printemps, et Prana de Denis et Louise.   Sont venus nous rejoindre La Jeannoise et Jolie Julie. Tout près de notre ancrage, nous avons une petite pâtisserie crêperie, où nous pouvons acheter notre baguette quotidienne. Ha la baguette… après des mois de mauvais pain quel bonheur …
Nous sommes allés au fort St Louis dont il ne reste pratiquement plus rien et à Kerosene
Beach.  L’aéroport de St Martin est directement au bord de la mer.  Les badauds s’assemblent donc pour assister aux décollages et atterrissages des gros porteurs.  Malgré des avertissements très clairs de ne pas se mettre à l’arrière des avions au moment du décollage il y a toujours des gens pour le faire.  A ce moment, on sent d’abord la chaleur, puis le vent, puis le sable lève et il devient impossible de rester en place tant on se fait poivrer.  Vous comprendrez que nous avons fait partie des inconscients qui sont restés en place. 




Il y a maintenant plus d’une semaine que nous sommes à St Martin.  Nous ne sommes jamais restés si longtemps à une place. 

St Martin du fort St Louis


La dernière folie... C'est actionné par une motomarine



 Mais nous attendions la visite d’un mécanicien pour notre moteur tribord qui ne se portait pas très bien et également un paquet que Yves nous avait envoyé de Montréal, contenant des pièces pour notre poêle et qui a fait un petit détour par Douala au Cameroun.


Ode aux Yacht clubs
Pendant nos deux voyages, nous avons découvert une institution proprement américaine, les yacht clubs.  Ce sont des organisations sans but lucratif.  Les membres sont propriétaires des lieux, en gros une marina et doivent fournir quelques journées de travail chacun.  Dans les yacht clubs, nous avons toujours été reçus avec une gentillesse sans pareille.  J’ai raconté dans mon premier voyage l’accueil que nous avions eu à Coxsackie.  Nous sommes allés dans une de ces institutions à St Thomas.  J’étais en manque d’internet et nous nous sommes présentés sur le quai.  Nous avons été accueillis comme des invités de marque.  On nous indiqué la prise de courant et on nous a donné le mot de passe et by the way would you like a coffee.  Je trouve toujours rassurant que de telles institutions continuent à exister dans notre monde de fou

mardi 26 février 2013

PUERTO RICO !!!!


De Luperon, nous sommes passés à Samana.  Dans cette baie, les baleines à bosse se rassemblent pour s’accoupler.  Au départ, nous avons donc pu assister à tout un ballet. 
C’est fou comme c’est toujours excitant de voir ces grosses créature sauter hors de l’eau


Nous sommes maintenant à Porto Rico, territoire américain dans les Caraïbes   Nous venons de quitter la république Dominicaine, un pays à la végétation luxuriante, et nous arrivons quelques heures plus tard dans un pays aux montagnes austères, magnifiques, quasiment nues.  Nous aurons l’explication bientôt : les feux de broussaille sont monnaie courante.  Personne ne s’en préoccupe. On laisse brûler et le plus souvent le feu s’éteint de lui même.

C’est un pays où le vent est à peu près toujours de l’est ce qui est exactement contraire à notre destination.  Comme ce vent se calme tous les soirs et reprend à 9.30 le matin, nous faisons de courtes distances tôt le matin. Mayaguez, Boqueron, Parquera où nous visiterons une magnifique mangrove, Ponce ,Salinas.

 Partout, tout est quasi désert… ici c’est l’hiver.  Il fait entre 28 et 30 le jour, mais la nuit, on peut dormir avec une douillette. Pour les Portoricains, c’est beaucoup trop froid pour la baignade.
Après avoir laissé Yves qui retournait à Montréal, nous sommes partis de Boqueron .
remarquez le cable qui tient la maison  (Boqueron)

  Nous avions évidemment mis les lignes à l’eau.  Comme nous avons des problèmes de moulinet, nous avons mis le yoyo, tout simplement une rondelle de plastique autour de laquelle on enroule le fil.  Ça mord et le yoyo se détache et tombe à la mer.  Claude, en capitaine obstiné décrète qu’il faut le retrouver.  Nous virons de bord et l’apercevons.  Avec la gaffe nous réussissons à le récupérer.  Et finalement, au bout de la ligne il y avait encore un mutton snapper de 8 livres.
Nous avons à nouveau des ennuis avec Nestor.  Après le cerveau, c’est un bras qu’il va falloir lui greffer.  Le cylindre électrique a commencé à faire défaut.  C’est le dernier morceau qu’il reste à changer.  J’espère que dorénavant il arrêtera de faire des siennes.  Honnêtement on ne peut pas se passer de pilote dans un voyage comme celui-ci. Sans compter qu’il barre bien mieux que nous
À Salinas nous sommes dans un ancrage sécuritaire.





il est très important de bien ancrer son bateau car ce pourrait  être pour la vie

  Nous en profitons pour louer une voiture.  Les locations d’auto sont vraiment économiques : une trentaine de dollars par jour plus l’essence. Nous voyageons depuis quelque temps avec André et Sabine de Wind Spirit.  À deux couples ce n’est vraiment pas très cher.  Ça nous permettra d’aller visiter San Juan, capitale de Porto Rico.  C’était une ville essentielle dans la protection du nouveau monde, une forteresse naturelle.  Les américains qui ont mis la main sur le territoire s’en sont même servi pendant la deuxième guerre. 


Nous avons également pu aller nous promener en montagne. Avec nos collines nous ne sommes pas familiers à de telles montées. Le paysage tout en haut est extraordinaire.  Les photos ne  lui rendent vraiment pas justice

Une petite rivière alimente une piscine.  Évidemment c'était fermé...  C'est l'hiver

Finalement nous arrivons au bout de l’île, à Fajardo et récupérons la pièce du pilote.  Nous quittons ensuite pour l’île de Culebra, qui fait partie de Porto Rico mais est également considérée comme île vierge espagnole.  Techniquement nous sommes donc rendus aux îles vierges.  La prochaine étape sera St Thomas, faisant partie des îles vierges américaines.

jeudi 31 janvier 2013

République Dominicaine

Lors de mon dernier message, je disais que nous resterions sans doute quelques jours aux Turk and Caicos. Hé bien nous en sommes repartis  le surlendemain.  Nous avons navigué sur le bank, et sommes allés nous ancrer de façon à pouvoir nous dénouaner .  Pendant le voyage nous avons pris un Mutton Snapper de 10 livres.  Je sais, je sais, mon blogue commence à ressembler à une énumération de poissons avec une photo obligatoire du capitaine qui tient sa prise.  Mais ce poisson nous en avions beaucoup entendu parler sans jamais en voir.  Nous étions donc bien contents.  



Le lendemain, vers 13 heures, nous avons levé l'ancre et sommes partis pour la république Dominicaine.  Nous avons fait toute la route à voile et sommes arrivés le lendemain matin à Lupéron. Nous étions en train d'essayer de nous ancrer quand Papo est venu nous accueillir.  

Papo c'est le propriétaire des moorings de la baie et il offre aux navigateurs toute une gamme de services.  Donc quand il nous a annoncé qu'il chargeait 2$ par jour pour un mooring nous ne nous sommes pas cassé la tête et sommes allés  nous attacher.  Nous lui avons ensuite demandé une évaluation pour laver nos coques sous la ligne de flottaison.  37$ pour les deux coques.  Nous n'avons pas hésité.  Et finalement nous avons fait  laver et cirer les coques au dessus de la ligne de flottaison.  Papo travaille avec Pedro et Frances, des membres de sa famille.  Ils travaillent vraiment très bien à un prix défiant toute concurrence et  sont d'une gentillesse extrême. 


 Papo nous a également facilité le dédouanement. Celui ci  est tout un poème.  D'abord le douanier en grand uniforme se présente sur le bateau et procède a sa fouille.  Ensuite nous descendons à terre et nous présentons à l'immigration.  43$.  Ensuite nous nous présentons à l'office de tourisme 30$.. Ensuite au ministère de l'agriculture, 10$ pour le bateau.  Le tout en changeant de bureau à chaque fois...



Une fois les formalités terminés, nous sortons en ville où j'ai eu mon premier choc culturel.  Tout est différent des Bahamas... Une végétation luxuriante, des oiseaux à profusion, la foule dans les rues, les scooters. 

  Le coût de la vie est minime.  On peut acheter ananas, mangues,et avocats locaux sur le bord de la rue.  
Yves en a profité pour se faire faire une coupe
Nous repartons ce soir, car les vents sont censés baisser dans les prochains jours.  Si nous ne pouvons pas faire la route à voile, nous allons quand même avancer confortablement au moteur.  Nous allons nous rendre jusqu'à l'extrémité de la République Dominicaine et traverser vers Puerto Rico.  Mais j'ai vraiment l'intention de revenir à Luperon...




samedi 26 janvier 2013

Départ de Georgetown


Après une semaine de Georgetown nous étions au bord de la dépression.  Nous sommes donc remontés vers le nord, vers Rat cay histoire de pêcher un peu, et de se changer les idées.  C’est vraiment assez remarquable  de voir le nombre de québécois qui se trouvent ici.  Nous avons d’ailleurs pu assister au tournage d’un spot publicitaire produit par des Québécois pour l’office du tourisme bahamien. 

Notre visite devait arriver le lundi soir.  Nous avions décidé de partir tôt le mardi matin car une fenêtre s'ouvrait, qui en principe devait durer plusieurs jours et nous permettre de traverser directement aux BVI .  Nous avons complété l'approvisionnement du bateau et Claude est parti chercher Yves au dinghy dock vers 17,30.

  J'étais restée au bateau et je préparais le souper.  Les choses traînaient et finalement Claude est revenu seul.  Yves avait pris un billet aller seulement parce que nous quittions les Bahamas et qu'il ne savait pas exactement d'où il repartirait.  Grande erreur.  Il a été arrêté par l'immigration et comme il refusait d'acheter à fort prix un billet de retour qui resterait inutilisé, ils l'ont emmené au poste de police de Georgetown où nous l'avons rejoint, grâce aux bons service de Luther du taxi 29 qui a réussi à le localiser après de nombreux appels.  Nous ne pouvions rien faire et nous sommes rentrés au bateau.  En principe Yves devait passer la nuit au poste, mais finalement nous avons eu un appel un peu plus tard, et nous sommes allés le récupérer au quai.  Le lendemain matin nous nous sommes présentés à l'immigration pour régulariser la situation et tout est rentré dans l'ordre, après que nous nous soyons fait taper sur les doigts
Cet incident a retardé notre départ et nous sommes finalement partis en début d'après midi .  Les premières heures se sont faites à moteur par un calme plat.   La première nuit s'est bien passée, les quarts revenant bien moins souvent à trois .  Le lendemain le vent s'est levé et nous avons mis les voiles et éteint  les moteurs.  Dans l'avant midi les deux lignes se sont mises a chanter, mais nous avons perdu les deux poissons.  Un peu plus tard, bingo, ça mord de nouveau.  Cette fois ci les gars ont fait particulièrement attention en ramenant la chose.  C'était un sailfish de 15 livres, un poisson fabuleusement beau, tellement beau que je me suis bien jurée qu'advenant que un autre morde à notre ligne, nous le relâcherions.



  Nous devions manger une partie de la bête pour souper mais nous avons commencé à traverser une zone de cellules orageuses, le vent a forci et la mer est devenue extrêmement inconfortable, grosses vagues croisées. L'idée de manger du poisson était vraiment moins tentante, et  de toute façon faire autre chose que des sandwiches, était impensable  Les quarts étaient faciles à faire car il était carrément impossible de dormir, comme de se tenir debout. En regardant la météo à venir nous avons jugé que la situation ne s'améliorerait pas pour les prochains jours et que nous devions envisager un plan B.  Nous nous sommes donc dirigés vers les Turk and Caicos , où nous sommes installés actuellement. Nous attendons que le vent d'est se calme un peu pour nous permettre de repartir.  Et accessoirement, le Sailfish dont nous avons fait notre souper était délectable.
Le sujet de la photo n'est pas le cat What if mais bien la trombe en arrière plan
Nous sommes présentement à l'ancre à Provinciales, et je crois bien que nous y resterons plusieurs jours car la météo ne semble pas vouloir nous aider.  Mais bon, il y a pire que de passer une semaine aux Turk and Caicos !

mardi 8 janvier 2013

L'attente

Pendant la période des fêtes nous avons appris que notre ami Yves Gauthier viendrait nous rejoindre et qu'il ferait la traversée vers les Antilles avec nous (les  quarts seront donc plus espacés, ce qui n'est pas pour me deplaire).  Nous avons donc décidé de remonter faire un petit tour dans les Exumas, en attendant son arrivée
Nous avons fait la plus merveilleuse des journées de voile.  Au départ de Georgetown à 7 heures, nous avons monté le spi asymétrique.  Il y avait environ 8 noeuds de vent qui deviendront bientôt 11, 12 avec quelques pointes à 15.  La mer était plate, le bateau filait à 7.5 noeuds avec des pointes à 9.  Nous avons fait tout le chemin jusqu'à Blackpoint à cette allure, et sommes arrivés aux alentours de 14 heures. 
Il est sept heures, les deux lignes sont à l'eau
Et les lignes ont chanté.  La pêche en mer c'est quelque chose de tout à fait extraordinaire.  Moi qui ne suis pas tellement adepte, j'adore pêcher en mer.  Dès que nous sortons, nous installons les deux lignes que nous laissons traîner en arrière du bateau.  Les lignes sont équipées de ce que nous appelons des fofolles, des genre de petites pieuvres invraisemblables.  Et ça marche. 



La première fois que j'ai vu ça, je pensais que jamais un poisson ne s'y laisserait prendre 


 On ne sait jamais quand ça va mordre et ce qui va mordre.  Le son du moulinet qui se déroule, le capitaine qui se rue pour tranquillement remonter la ligne, et l'attente.  Est ce que ça va être encore un damné barracuda (que nous ne pouvons pas manger à cause de la ciguatera) ? Ou est ce que ce sera notre prochain souper.  Le poisson favori aux Bahamas c'est la dorade, car c'est un fier combattant.  Mais nous avons élargi notre champ cette année, avec un thon Skipjack, un cero, un spanish mackerel, un almaco jack.  Le poisson sorti de l'eau nous sortons le livre pour tenter d'identifier ce que nous avons capturé.  Et quelquefois ce n'est pas évident.  Faire la différence entre le cero et le maquereau espagnol, c'est pas de la tarte. Nous n'avons jamais mangé tant de poisson.  Et le produit de sa pêche mangé le jour même c'est merveilleux.  J'avais déjà acheté du mahi mahi en épicerie et j'avais trouvé ça sec et immangeable.  Aux Bahamas, c'est délicieux.
Nous avons donc remonté notre skipjack et un cero pendant cette traversée.  Le lendemain nous sommes repartis vers Norman Cay, en hissant notre spi cette fois.  Et nous sommes allés retrouver nos amis de Callipyge et de Teddy que nous avions laissé à Nassau.  Comme souvent aux Bahamas est arrivé un coup de vent 
Norman Cay dans un coup de vent

 et nous sommes allés nous réfugier à Warderick Wells, dans le parc des Exumas, un des endroits les plus beaux que j'ai vu aux Bahamas
Et c'est là que nous avons fêté l'arrivée de l'an nouveau. Il y a de nombreux québécois aux Bahamas cette année.   Quand nous sommes arrivés à Warderick je dirais que 80% des bateaux portaient pavillon canadien et la grande majorité des équipages parlaient français.  Au point qu'un américain avec qui je parlais m'a demandé si nous avions commencé à envahir le monde :-)
Après le nouvel an nous sommes redescendus à Georgetown.  Teddy, un des bateaux avec qui nous avions voyagé au début du voyage avait des problêmes de moteur et nous l'avons accompagné. 
Depuis nous passons le temps en préparant le bateau à la prochaine traversée.  Nous commençons à avoir hâte de partir pour les Antilles.  Ce sera du tout nouveau, ça nous fera sortir de notre zone de confort.  

lundi 24 décembre 2012

Noel


C’est très difficile d’être dans l’esprit des fêtes sous ce ciel bleu.  On a un peu tendance à s’ennuyer davantage de la famille et des amis, surtout que beaucoup de bateaux reçoivent des visiteurs. Nous avons quand même sorti notre drapeau de Noël pour décorer un peu Gulliver

Ça fait déjà une semaine que nous sommes à Georgetown.  C’est très facile de rester collé ici.  L’endroit est accueillant, les épiceries relativement bien approvisionnées, on a facilement un accès internet.  Il y a de nombreux bateaux québécois, mais également des équipages qui proviennent de partout au monde.  Notre voisin d’en avant est un écossais (j’ai cru comprendre par sa conversation que les écossais ont un peu les mêmes relations que nous avec les anglais), 

notre voisin immédiat est un suisse et notre voisin d’en arrière est allemand  (enfin je crois).


Les bateaux affluent tranquillement.  Il y en a bien une centaine actuellement, et ce nombre peut atteindre 400 en haute saison. Toutes sortes de bateau, dont celui-ci qui se prétend un catamaran et qui ressemble plus a un trimaran. 
Il s'appelle CatMeow... qu'est ce que ca peut être Raymond?

Toute une communauté bigarrée qui se réunit l’après midi pour un verre sur Volleyball beach.
Nous avons eu notre premier front froid, un coup de vent qui est passé rapidement et qui a baissé la température de quelques degrés.  

Ce soir nous allons fêter noël sous la lune souriante des Bahamas, les pieds dans le sable et nous pensons à vous tous.  Nous vous souhaitons de joyeuses fêtes